Route Nationale 12
La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue
un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de
tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.
Le temps de parcours est un moyen d'évaluer la performance d'un axe routier. A cet effet, voici une infographie permettant de les comparer pour la route
nationale 12 en Basse Normandie.
Que pensez vous des temps parcours sur la RN12 ?
Sans sombrer dans le pessimisme, il est indéniable que malgré la volonté affichée de certains élus, la mise aux normes voie express de la route nationale 12 avance très lentement… Le meilleur exemple de cette inertie est
visible à Dreux et ses alentours. L’Etat est incapable depuis plus de 30 ans de
commencer ou de finir les travaux engagés. Les travaux de la déviation de Chérisy sont
suspendus depuis plus de six mois, aucune étude n’a été lancée concernant le barreau nord est de Dreux (enfouissement de l’axe à privilégier comme à Jouars Pontchartrain), la mise aux normes des tronçons entre Hondan et Dreux ou entre Dreux et
Nonancourt est décalée…

Face à un tel constat et considérant que les contrats routiers à financement public n’avancent jamais au rythme prévu, la proposition consisterait à inclure à la concession autoroutière envisagée
pour la RN154, le barreau sud est de Dreux. Un tronc commun RN12 RN154 est en effet envisagé entre le sud de Dreux et l’ouest vers Nonancourt, alors
pourquoi ne pas en profiter pour prolonger cet axe jusqu’à la RN12 en passant par le sud est.
Que pensez-vous de cette proposition ?

Baptisée aire de la Dentelle, en référence au point d’Alençon, l’aire de service, dont les pompes à
essence sont aux couleurs de TOTAL, est accessible à tous les automobilistes dont notamment ceux provenant de la route nationale 12, de l’autoroute
A28 ou de la ZAC de Valframbert.
Alis souhaitant se montrer particulièrement accueillant pour les routiers, qui représente 40% des recettes financières de l’A28 pour 25% du trafic, a mis en place un gardiennage nocturne gratuit pour les prémunir des vols de marchandises et
des vols de carburant. Les routiers peuvent aussi louer des cassettes vidéo.
Tous les voyageurs peuvent agrémenter leur escale d’un tour de shopping (cafétéria de l'Arche et boulangerie Paul) et découvrir le fleuron du patrimoine culturel d’Alençon en observant une
vitrine consacrée à l’art de la dentelle. Si cette vitrine a pour but premier d’informer le touriste
de passage, elle doit aussi l’inciter à effectuer une prochaine halte à Alençon, pour en découvrir l’art de vivre, l’excellence de son territoire et de ses
compétences.
Depuis le XVIIe siècle, la
dentelle à l'aiguille est fabriquée à Alençon selon une organisation particulière impliquant une division et une spécialisation du travail, qui suppose autant d'ouvrières que d'opérations. Il
faut dix étapes pour exécuter le Point d'Alençon. Le matériel nécessaire consiste simplement en une aiguille, du fil de lin et un support en vélin ou parchemin.
Les différentes étapes de fabrication sont :
* le dessin, le piquage et la trace sont les trois étapes préparatoires avant l'exécution du fond : le réseau,
* le décor est ensuite réalisé selon différents points de remplis puis de modes variés,
* la brode donne le relief à ce décor,
* l'enlevage, l'éboutage, le régalage permettent de détacher la dentelle du support provisoire en parchemin.
Aujourd'hui encore source d'inspiration, la dentelle séduit les créateurs de haute couture. L'atelier national, rattaché au Ministère de la Culture, a pour vocation de maintenir la tradition de
la technique dentellière. Une douzaine de dentellières perpétue ce savoir-faire unique, au titre de la « sauvegarde du patrimoine national ». Un motif de dentelle aux dimensions d'un timbre-poste
demande 25 heures de travail. Huit ans de formation sont nécessaires pour appréhender la technique du Point d'Alençon.
Avez vous déjà fait une pause à l'aire de la dentelle ?
Le 20 décembre 1999, la RN12, mise à deux fois deux voies aux normes voies express (au gabarit autoroutier) entre Le Mêle sur Sarthe et Mortagne au
Perche, a été inaugurée en présence notamment de nombreux élus dont Gérard Burel, ancien président du conseil général, Yves Deniaud, conseiller général de la 1ère circonscription de l’Orne depuis 1993 et Jean Claude Lenoir, député maire de Mortagne au Perche.
306 millions de francs de l’époque ont été investis dans ce
tronçon pour lequel 1,5 millions de m3 de terre ont été déplacé, deux échangeurs et un demi ont été créé, dix ouvrages d’art créés, 30 hectares de talus engazonnés et 180 000 végétaux plantés le
long de la route…
Les bassins de retenue et ceux de décantation qui permettent de filtrer les matières polluantes (sable ou sel en hiver ou d’essence sur la route…) sont totalement intégrés au paysage. Par
ailleurs un important système de drainage est en place le long de la route afin d’éviter que l’eau n’abime la voie. Les travaux n’ont pas été aussi vite que prévus à l’époque, du fait de la mise
à jour de sites archéologiques. Aux lieux-dits La Houssaye et La Sarthe, ont notamment été découverts deux établissements agricoles de petites tailles. Suite à ces découvertes, les sites ont été
ensevelis intacts, afin qu’on puisse les étudier à nouveau.
Le tronçon suivant de la RN12, à l’ouest, est en cours de travaux : section Le Mêle sur Sarthe et Hauterive. D’ici fin 2008, Alençon sera accessible en 2 x 2 voies depuis Mortagne.
Cependant qu’en est-il des deux autres chantiers ornais à lancer à l’est de Mortagne : les cinq kilomètres entre Mortagne au Perche et Tourouvre et les dix kilomètres entre Tourouvre et Saint-Maurice-lès-Charencey ?
L'autoroute A28 est l’autoroute française reliant Abbeville à Tours en passant par Rouen, Alençon et Le Mans. Elle constitue une des liaisons
européenne nord-sud permettant de contourner la région parisienne : à terme l’A154 ou
la voie nouvelle de la vallée de la Mauldre en seront
aussi.
Le tronçon entre Alençon et Rouen, exploité par Alis, croise la route nationale 12 au niveau de
l’aire de la dentelle. Il s'agit de la première portion d'autoroute française ayant été ouverte à un appel d'offre européen. Il a fait suite à l'abandon, en 1998 du projet proposé par la
Société des Autoroutes Paris-Normandie qui avait acquis, à l'origine, la concession en 1995. Elle a une
longueur de 125 km avec deux viaducs majeurs; le Viaduc de la Risle et le Viaduc du Bec, à chaussée réduite à une voie dans chaque sens pour l’instant... Elle a été ouverte le 27 octobre 2005,
après 28 mois de travaux seulement. Le recours à la concession a permis de gagner
de nombreuses années mais cela a cependant un prix : 13€ pour 125km. D’autre part, aux
alentours d’Alençon, beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies pour la route nationale 12 restent à finir : section Hauterive-Le Mêle sur Sarthe à l’est et la déviation ouest d’Alençon afin d’absorber le trafic quotidien de l’A28 estimé à plus de 7000 véhicules
par jour dont plus de 20% de poids lourds. Ce trafic va d’ailleurs
augmenter avec l’ouverture prochaine de l’A88.
Ci-dessous une interview de Thierry Parizot, directeur général d’Alis, lors de l’émission du 20 septembre 2007 « Grand Angle » de France 3 Normandie :
Pensez vous qu’il soit nécessaire de recourir à la concession pour finir d’aménager la route nationale 12 ?










