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Route Nationale 12

 

RN 12


La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.

Lundi 11 juin 2007

Au lendemain du premier tour des élections législatives de 2007, une route bleue s’esquisse pour la RN12. En effet, dans les circonscriptions citées dans le précédent billet (Quels sont les engagements des prétendants aux élections législatives de 2007 pour la RN12 ?), les ballotages sont favorables à l’UMP. D'autre part deux députés UMP¨sont déjà réélus : Jean Claude Lenoir dans la seconde circonscription de l'Orne et Yannick Favennec dans la troisième de la Mayenne.

Afin que les électeurs puissent connaître les engagements des candidats concernant l’aménagement de la route nationale 12, une nouvelle sollicitation des prétendants est lancée. Pour rappel, toute réponse sera publiée, comme celle d’Yves Deniaud lors de du précédent article.

Circonscription

 Ballotage

 % Voix

Parti

Eure et Loir 28 : circonscription 02 

Gérard Hamel
Birgitta Hessel

47,3%
21,5%

Union pour un mouvement populaire
Parti socialiste

Eure 27 : circonscription 01 

Bruno Le Maire 
Anne Mansouret

37,51%
17,69%

Union pour un mouvement populaire
Parti socialiste

Orne 61 : circonscription 01

Yves Deniaud
Joaquim Pueyo

46,53%
30,70%

Union pour un mouvement populaire
Parti socialiste
par Le Normand publié dans : Histoire
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Commentaires

Journal Ouest-France (Édition du jeudi 14 juin 2007)

Yves Deniaud et Joaquim Pueyo : le dernier duel

Yves Deniaud, député sortant, candidat UMP, et Joaquim Pueyo, candidat divers gauche, se retrouveront, dimanche, pour un second tour dans la circonscription d'Alençon-Domfront. Ils ont accepté de se rencontrer, mercredi soir, dans notre rédaction d'Alençon, pour débattre sur les enjeux de cette élection.

Yves Deniaud, comment analysez-vous les résultats du premier tour ? Vous partez avec une longueur d'avance ? 

Yves Deniaud : Aucun résultat n'est acquis tant qu'il n'est pas proclamé. Ceci dit, je suis très content du résultat que j'ai fait dimanche dernier. Avec 46,5 %, je suis tout près de la majorité. C'est sept points de mieux que ce j'avais fait en 2002, dans des conditions comparables. J'ai même fait une grosse amélioration en nombre de voix, alors que la participation n'était pas favorable. 

Comment expliquez-vous ce résultat ? 

Y.D. : On peut penser que mon implantation durable a pu porter quelques fruits dans l'opinion des gens. En tout cas, je fais campagne activement au second tour comme au premier. C'est le moindre des respects qu'on doit aux électeurs. 

Joaquim Pueyo, pensez-vous avoir encore une chance de l'emporter ? 

Joaquim Pueyo : On verra dimanche prochain. Je suis déjà au 2e tour et je suis le seul dans ce département. Quand je compare avec les 13 autres circonscriptions de Basse-Normandie, je fais le 4e meilleur score, en dehors de Cherbourg qui est une circonscription très à gauche, et les deux circonscriptions de Caen. Malgré une mobilisation faible. Après la présidentielle, les législatives jouent un rôle moindre. Mais, en rugby, Clermont-Ferrand a été champion de France pendant 90 minutes et à la fin c'est Paris qui a gagné. Donc il faut continuer à travailler sur le terrain, mobiliser les électeurs. Mathématiquement, je peux gagner. Même si M. Deniaud a une longueur d'avance. 

Qu'est-ce qui pourrait vous permettre de faire la différence ? Où sont vos marges de manoeuvre ? 

J.P. : Je ne dis pas que tous les abstentionnistes vont voter pour moi. Mais ma marge de manoeuvre elle est quand même là. Il suffit de regarder les bureaux de vote qui ont plutôt voté à gauche à la présidentielle : il y a eu une abstention forte. Plus que dans les communes rurales. Il y a un travail à faire sur les bureaux de vote de gauche. Il faudra voir aussi comment les voix du MoDem vont se reporter. Sur moi ou sur M. Deniaud • C'est une inconnue. 

Quel message adressez-vous à ces électeurs ? 

J.P. : La question que je me pose : est-ce que ce serait une catastrophe si, sur trois députés ornais, il y en avait un qui ne soit pas UMP? Ce ne serait pas une mauvaise chose, pour la démocratie, s'il y avait un équilibre un peu plus fort. Parce que le député, il vote les lois, mais il est aussi là pour contrôler le gouvernement.
Selon vous, Yves Deniaud, le fait que l'Orne compte trois députés du même camp est plutôt un atout... 

Y.D. : C'est un atout que j'ai pu vérifier. C'est étonnant d'ailleurs ce qu'affichent comme argument la plupart des socialistes : il ne faut pas qu'il y en ait trop. Quand ils ont raflé 20 régions sur 22, personne n'a dit qu'il y en avait trop. C'était comme ça, les électeurs avaient choisi. Il n'y a que quand la droite gagne qu'il faudrait que ce ne soit pas trop important. 

En quoi est-ce un atout ? 

Y.D. : Dans les discussions avec le gouvernement, avec tous les interlocuteurs de l'État. Quand on défend un dossier et qu'on le fait tous ensemble, c'est certain que ça a du poids. Quand vous avez trois députés au lieu d'un seul dans son coin, il est évident qu'on est plus écouté, quel que soit d'ailleurs le gouvernement en place. 

J.P. : Il faut nuancer, parce qu'il y a des départements et des régions où il y a des députés de plusieurs bords, et ça fonctionne bien également. En Loire-Atlantique, vous avez des députés UMP et des députés PS et c'est un département qui se développe très bien sur le plan économique. Je me pose la question : si ça fonctionne si bien dans le département de l'Orne, pourquoi on n'a pas beaucoup avancé sur certains dossiers comme les voies de communication. Ce n'est pas aussi simple que ça. Je dis qu'il faut également que la gauche soit représentée, y compris dans ce département. Sur les dossiers majeurs, on peut se retrouver et tirer dans le même sens. Dans une démocratie, il faut un système qui permette d'équilibrer les forces. 

Quel bilan tirez-vous du mandat qui s'achève ? 

J.P. : Je ne veux pas mettre toutes les responsabilités sur les épaules de M. Deniaud. Ce ne serait pas juste. Mais ce que je regrette, c'est que l'État n'a pas fait beaucoup d'efforts pour ce département en terme d'investissements. On est tous d'accord là-dessus. C'est le cas pour les voies de communication, par exemple. Les travaux mettent beaucoup de temps. Pour la RN12, il y a eu un schéma et des fonds, mais ce n'est pas suffisant. Sur ce dossier, il n'y a pas eu suffisamment d'efforts. Le président du conseil général l'a dit lui-même lors de ses voeux en janvier 2007 : il n'est pas content de la façon dont les dossiers du département ont été pris en compte par l'État. Il a raison. Pour un département aussi fragile que le nôtre, l'État doit être particulièrement attentif. 

Y.D. : L'autoroute A28 a été financée et construite pendant les cinq années qui viennent de s'écouler. Pour l'A88, la décision a été finalisée, les crédits ont été engagés et le concessionnaire va être désigné normalement en juillet. Il s'agit là quand même de deux axes majeurs avec des financements considérables, et ça change le destin du département. Pour la RN12, le contrat de plan aura été exécuté. Avec retard, certes, mais on n'a jamais vu un contrat routier à financement public avancer au rythme prévu. Malheureusement, c'est comme ça, les routes ont toujours été des variables d'ajustement sous tous les gouvernements.
commentaire n° : 1 posté par : Charles le: 18/06/2007 22:14:36
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