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Route Nationale 12

 

RN 12


La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.

Mardi 23 janvier 2007

Selon le rapport de préfiguration de la direction interdépartementale des routes du Nord Ouest (10 février 2006), le planning des opérations d'investissement pour les deux prochains Contrat Plan Etat Région (XIIIème plan de 2007 à 2013 et XIVème plan de 2008 à 2020) est le suivant :

  2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016

Région centre

                   
Echangeur Germainville - Raville                    
Déviation Nord de Dreux                    
Diverses mises aux normes VE                    
Déviation St Rémy - Nonancourt                      

Région Haute Normandie

                   
N12-N154 Nonancourt - St Rémy                    
N12Ouest Nonancourt - Verneuil                    

Région Basse Normandie

                   
Déviation Hauterive - Le Mêle                    
Déviation Tourouvre - Mortagne                    
Déviation Ste Anne - St Maurice                    
Déviation St Denis sur Sarthon                    
Déviation Ouest d'Alençon                    

avec

  APSI + concertation   APS   Acquisitions foncières
  DUP (préparation, enquête, instruction)   Projet   Travaux

 

Que pensez vous de ce planning des opérations pour la route nationale 12 ?

par Le Normand publié dans : Travaux
Samedi 20 janvier 2007

Vous souhaitez visiter le haras du Pin, les châteaux de la Loire et la tour Eiffel le même jour. Bienvenue chez France Miniature, situé à Elancourt dans les Yvelines, juste à côté de la RN 12.

 

Ce parc d’attraction comporte de nombreux monuments et sites français sur un espace de 5 hectares bordé de mers et océans. Les contours de ce parc sont d’ailleurs représentatifs de la géographie de la France : un hexagone (vue satellite de google maps). Les modèles réduits des monuments et villes sont assez réalistes et visiter la France en deux heures de temps, en passant de Saint Tropez à fort Boyard, via un détour par le Mont Saint Michel est assez étonnant.

Conseil personnel : pour les touristes n'ayant prévus qu’un séjour sur Paris, une visite de la France en miniature s’impose !

par Le Normand publié dans : Tourisme
Mercredi 17 janvier 2007

Crée en 1988, le Service Interdépartemental de la Sécurité et de l'Exploitation de la Route (SISER), division de la Direction Régionale de l'Equipement d'Ile-de-France, est en charge de la politique d'exploitation du trafic des voies rapides d'Ile-de-France et de la sécurité des tunnels.

 

L’objectif principal est d’informer l'usager avant et pendant son déplacement pour le rendre acteur de son déplacement.

 

Le dispositif est composé d'environ 6 000 boucles électromagnétiques qui collectent les informations automatiquement sur le terrain, d'à peu près 800 caméras qui aident les opérateurs de trafic dans la validation des informations et de 300 panneaux à message variable (PMV) qui relayent les informations aux usagers.

Pourquoi y a t’il des zones grisées sur la carte ?

Selon le SISER, les zones grisées correspondent aux parties du réseau non renseignées. Dans certain cas, ces zones ne disposent pas encore de matériels de recueil de données permettant de mesurer la vitesse, le débit et l’encombrement, ou des problèmes techniques peuvent entraîner une défaillance temporaire du système recueil de données.

 

Alors pourquoi la zone encadrée en rouge sur la carte ci-dessus et correspondante à la RN 286 puis RN12 (précédent billet : modifications du tracé à partir du Paris) est elle grisée ? Les travaux de mise à 2x3 voies concernant cet axe ont été achevés en fin 2005. Depuis le trafic est toujours indisponible !

Savez vous si le SISER installera l'observation du trafic sur cette portion de nationale 12 ?

Lundi 15 janvier 2007

Selon la « Direction Régionale de l’Equipement Basse-Normandie », il faut du temps pour que naisse une route. De la volonté de faire à la réalisation, plusieurs années sont nécessaires pour définir le projet et le réaliser en respectant les droits des citoyens et l'environnement. A titre indicatif, 6 à 7 ans sont nécessaires entre le début des études d'avant projet et le démarrage des travaux, dont environ 4 années à partir du lancement de l'enquête publique. Construire une route implique de la réflexion et de la concertation avec les élus et les habitants. Construire une route, c'est aussi veiller à l'inscrire au mieux dans l'environnement, appliquer des procédures strictes en matière de qualité de l'eau ou de nuisances sonores. C'est prendre en compte la sécurité et la qualité de vie du territoire traversé.

Détails sur cette chronologie complexe :

1) L'idée et les études préliminaires : plusieurs années

L’idée de construire une route est suivie d’études préliminaires parfois longues. Elles ont pour but de définir les grandes options d’aménagement (nombre de voies, vitesse de référence,…) Elles comportent une concertation avec les représentants des collectivités locales, concernées par l’aménagement. Elles peuvent prendre, pour le réseau routier national, la forme d’un avant projet sommaire d’itinéraire (APSI) dans lequel sont comparés plusieurs fuseaux de 1km de large. Le délai nécessaire à leur réalisation (parfois plusieurs années) est fonction de la complexité du dossier. 

2) La décision et les études d'avant projet : environ 2 ans

 La décision de construire la route est prise, il faut lancer les études d’avant projet :

* comparer les variantes possibles,

* choisir celle qui sera soumise à une enquête d'utilité publique (la réglementation oblige à ce qu'il y en ait une seule)

Après une large concertation, le choix intervient après comparaison de l’intérêt, du coût et de l’impact (sur les riverains, sur l’agriculture et l’environnement,…) des diverses solutions. Il détermine une bande de 300 mètres de largeur dans laquelle devra s’inscrire le tracé ainsi que les points ou se réaliseront les échanges avec le réseau routier existant. Le délai nécessaire à ces études est d’environ 2 ans dont une année complète pour l’établissement de l’état initial de la faune et de la flore.

3) L'instruction mixte : environ 5 mois

Le dossier élaboré à l’issue des études d’avant projet est soumis à l’avis des administrations de l’Etat, notamment du ministère chargé de l’environnement.

4) L'enquête publique : environ 5 mois  

Le projet est soumis à une enquête publique dont le but est de permettre au public de s’exprimer officiellement sur le projet. Celle-ci est conduite par un commissaire enquêteur, ou par une commission d’enquête de 3 ou 5 membres, désignés par le Tribunal Administratif. La durée d’enquête est d’un mois. Le commissaire enquêteur dispose de six mois pour remettre son rapport et ses conclusions à partir de l’ouverture de l’enquête. 

5) La déclaration d'utilité publiques : environ 2 ans

Suite à l’enquête publique, intervient la procédure relative à la mise en compatibilité des plans locaux d’urbanisme (durée environ 3 mois). Le maître d’ouvrage établit ensuite un rapport précisant les suites qu’il envisage de donner aux observations émises. Si l’aménagement porte sur une autoroute ou une voie express neuve, la déclaration d’utilité publique est prononcée dans un délai maximum de 18 mois après la clôture de l’enquête, par décret, après examen par le conseil d’état.

6) L'étude du projet : environ 1 an et demi

Elle a pour but de déterminer le tracé final (à l’intérieur de la bande des 300 mètres) et les caractéristiques géométriques et techniques exactes de l’aménagement, en tenant compte des données complémentaires provenant de la phase d’utilité publique. Elle permet notamment de préciser :

* La définition des terrains à acquérir,

* Les dimensions des ponts,

* Les diverses protections nécessaires. 

7) Les enquêtes complémentaires : 8 mois minimum 

Après élaboration du projet, plusieurs enquêtes publiques sont nécessaires :

* L’enquête parcellaire : elle permet de déterminer les propriétaires des terrains nécessaires à la réalisation de l’aménagement, de les informer sur les surfaces à acquérir, et de recueillir leurs observations.

* L’enquête « Loi sur l’eau » : elle permet de présenter les dispositions retenues pour protéger l’eau, et de recueillir les observations du public (la durée de la procédure sur l’eau est de minimum 8 mois).

La réalisation d’un remembrement suite à l’aménagement routier conduit à trois enquêtes publiques complémentaires :

* Sur le périmètre qui sera remembré,

* Sur le classement des terres,

* Sur le projet de remembrement.

8) La libération des terrains : délai variable

Son délai est variable suivant que les terrains sont mis à disposition globalement dans le cadre d’un remembrement, ou qu’ils doivent être achetés à chaque propriétaire. Le délai est rallongé lorsqu’il est nécessaire de faire appel au juge dans le cadre d’une procédure d’expropriation. 

9) Le chantier : délai variable

Son déroulement est lié à la nature et à l’importance des travaux à entreprendre. Il est en particulier dépendant :

* Du déroulement des appels d’offre : une consultation infructueuse peut allonger le délai de 3 à 4 mois,

* Du nombre et de l’importance des ponts à construire,

* Du volume des terres à déplacer, et surtout des conditions météorologiques pendant les terrassements, qui peuvent conduire à des retards de plusieurs mois,

* De la quantité des équipements de sécurité (glissières, signalisation, marquage au sol,…) qui ne peuvent être mis en place qu’à la fin des autres travaux.

10) La mise en service : délai variable

Elle est précédée d’une inspection de sécurité, qui peut conduire à modifier et à compléter les équipements pour rendre la route plus sûre. Elle peut être seulement partielle, si une partie de l’aménagement présente un intérêt pour les usagers et peut être terminé avant l’ensemble de l’ouvrage.

N.B : Le délai nécessaire à l'achèvement des huit premières phases est indépendant de la mise en place du financement des travaux.

par Le Normand publié dans : Travaux
Dimanche 14 janvier 2007

En 2006 le nombre de tués sur les routes est clairement passé sous la barre symbolique des 5000 morts, à 4703 personnes contre 4975 en 2005. La baisse de 2006 est la 3ème plus importante jamais enregistrée en France après celles 2003 (-21%) et de 1974 (-16%). Le nombre de blessés a quant à lui chuté de 5,4% en un an. En cinq ans ce sont donc 100 000 blessés qui ont été évités.

Densité d'accidents entre 2000 et 2002 :

Quels enseignements pouvons-nous extraire d'une telle carte concernant la route nationale 12. La zone de Dreux représente une zone de forte accidentologie. Ce fait a d'ailleurs été déjà relaté dans un précédent billet (Travaux de déviation de Chérisy 2ème phase : ouverture pour 2007 ?). Le reste du tracé semble être dans la "moyenne". A noter tout de même : la section entre Alençon et Fougères est manquante en terme de données.

 
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