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Route Nationale 12

 

RN 12


La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.

Samedi 10 février 2007

Le Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, créé en 1985, est composé de 21 communes qui regroupent un ensemble de sites naturels, culturels ou historiques remarquables (châteaux, églises, manoirs, fortifications féodales).

RN12 Parc naturel régional de la haute vallée de chevreuse

Proche de Paris, limitrophe de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, la Haute Vallée de Chevreuse reste une région à dominante rurale qui se caractérise par une alternance de plateaux où se pratique la culture, et de vallées où coulent notamment l'Yvette et la Rémarde. Le château de la Madeleine, forteresse médiévale construite sur les hauteurs du village de Chevreuse, abrite la Maison du Parc. Contrairement au parc régional du Perche qui lutte contre son dépeuplement, le Parc de la Chevreuse veut lui maîtriser la pression urbaine.

 Sa situation le rend en effet très vulnérable. Entouré au sud est par l’autoroute A10, à l’ouest par la N10 (projet consistant à la transformer en A12) et au nord par la route nationale 12 (anciennement RN286, cf. article sur la modification du tracé de la RN12 à partir de Paris), son avenir est menacé.

 

Avis personnel : la préservation d’un tel espace est nécessaire afin que nous puissions profiter au maximum de cet héritage. Cependant un projet d’autoroute pour remplacer la route nationale 10 est aujourd’hui nécessaire afin de décongestionner cet axe. Donner son avis sur l’un des tracés est difficile mais celui  proposé consistant en un contournement par le nord ouest de Saint Quentin en Yvelines en partant de la RN 12 vers Jouars Pontchartrain me semble illusoire.

 

 

Et vous qu’en pensez vous ?

par Le Normand publié dans : Tourisme
Lundi 5 février 2007

Selon le rapport de préfiguration de la direction interdépartementale des routes du Nord Ouest (10 février 2006),  la liste des opérations d'investissement concernant la route nationale 12 est la suivante :

Département

Opérations

Montant (M€)

27

Ouest Nonancourt-Verneuil sur Avre-Orne

5

28

Mises aux normes RN12, déviation de Saint Rémy sur Avre, Nonancourt, déviation nord de Dreux

190

61

Déviation Hauterive-Le Mêle sur Sarthe

7

61

Déviation Saint Denis sur Sarthon

48

61

Déviation de Tourouvre

36

61

Déviation de Sainte Anne

50

61

Déviation ouest d'Alençon

4

TOTAL

340

N.B : Cette liste est issue des données des DRE et ne comprend pas les reports de l'actuel CPER.

Etant donné les montants cités pour l'Eure et Loir, une solution de concession est envisagée. Qu'en pensez vous ?

par Le Normand publié dans : Travaux
Jeudi 1 février 2007

« Ma Normandie » est un chant très poêtique où une personne évoque sa Normandie natale. Ce chant de Frédéric Bérat (1835) est évoqué dans l'album "Astérix et les Normands" à travers le vers "J'irai revoir ma Normandie", quand les Normands veulent retourner dans leur pays, la « Normandie » :

 Pour résumer cet album, les Normands, qui n'ont peur de rien, cherchent justement à connaître la peur. En effet, il paraît que la peur donne des ailes et les Normands, prenant ce proverbe au premier degré, pensent que la peur leur permettrait donc de voler comme des oiseaux. Ils débarquent alors en Normandie, pour que les Gaulois leur apprennent la peur.

Pendant ce temps, Abraracourcix reçoit la visite de Goudurix, son neveu. Celui-ci, habitué au rythme des folles soirées lutéciennes, a du mal à se faire à la vie en plein air (vivifiant) du petit village. Et quand il aperçoit les Normands débarquer sur la plage, il préfère laisser l'action aux Gaulois et rentrer chez lui à Lutèce. 

Mais Goudurix est capturé en chemin par les Normands et doit faire face à une situation quelque peu déroutante : lui, mort de peur devant les Normands, doit leur faire peur à son tour !

Astérix et Obélix viennent à sa rescousse et arrivent à s'imposer par la force. Cependant, pour renvoyer définitivement les Normands chez eux, les Gaulois doivent trouver le moyen de leur apprendre la peur. Ce moyen s'appelle Assurancetourix, barde du village, s'ils arrivent à le retrouver à temps, car ce dernier a décidé de partir tenter sa chance à Lutèce.

 

Pour finir cet album, Assurancetourix, persuadé de son talent, essaye d'animer le banquet final par des sons improbables issus de sa lyre et ses chants qui déclenchent des pluies diluviennes et des fuites éperdues d'animaux traumatisés...

par Le Normand publié dans : Tourisme
Mardi 30 janvier 2007

A quelques jours de la signature des contrats de projet Etat Région pour les sept futures années (2007-2013), il est nécessaire de s’interroger sur les orientations qu’ils pourraient contenir d’un point de vue aménagement de la RN 12.

Pour bien comprendre, voici une définition d’un CPER, issue de la délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (ex DATAR) : 

 Le préfet de région, représentant de l'Etat, et le président du conseil régional s’accordent sur un programme pour 7 ans (5 ans précédemment) d’actions en matière d'aménagement et de développement du territoire régional. Chaque partenaire s’engage sur la nature et le financement des différentes opérations programmées.

Issus de la planification, de la régionalisation et de la montée en puissance des pratiques contractuelles, les contrats de plan Etat-région (CPER) ont été créés par la loi du 29 juillet 1982 pour accompagner la décentralisation et la déconcentration de l'action publique.

La 5e génération de contrats qui devrait démarrer en 2007 a subi une modification de régime suite à des critiques émises par la cour des comptes. Les contrats de plan État-région devraient devenir des « contrats de projet État-région » et leur contenu sera restreint aux objectifs suivants :

* compétitivité et attractivité du territoire

* promotion du développement durable

* cohésion sociale et territoriale

L'aménagement du réseau routier sortira ainsi du périmètre des contrats de projet, au profit des transports collectifs !

 

Quelles attentes pouvons-nous avoir de ces nouveaux CPER concernant la N 12 ?

par Le Normand publié dans : Histoire
Samedi 27 janvier 2007

Avant la réforme, engagée par le ministre des transports Dominique Perben en été 2004, les départements n’assuraient la maîtrise d'ouvrage que des routes départementales. L'entretien et l'exploitation étaient, à l’époque, effectués par des services ou parties de services des DDE, selon des modalités contractuelles définies entre les départements et l'Etat.

 

 

 

Avant la réforme :

 

 

Propiétaire

Gestionnaire

Service du gestionnaire

Routes nationales

Etat

DDE

DDE

Routes départementales

Département

Conseil général

Services techniques départementaux ou DDE

Voies communales

Commune

Conseil municipal

Services techniques départementaux ou DDE

 

 

 

Le projet de décentralisation a consisté à poursuivre le transfert de compétences de l’Etat vers les départements. Ainsi une partie des routes nationales dites d’ « intérêts locales » a été transférée aux départements (afin que l’Etat ne conserve que le réseau routier national structurant pour le pays) et une réorganisation des services d’entretien et d’exploitation a été effectuée. En effet, 21 services régionaux de maîtrise d'ouvrage (SMO) et 11 directions interdépartementales des routes (DIR) ont été créés. Les SMO pilotent, dans leur région, les projets routiers neufs du réseau national et les DIR gèrent l’entretien, l’exploitation et l'ingénierie routière.

 

 

 

Après la réforme :

 

 

Propiétaire

Gestionnaire

Service du gestionnaire

Routes Nationales

Etat

DIR

DIR

Routes départementales

et Routes Nationales

dîtes "d'intérêt locale"

Département

Conseil général

DDE

Voies communales

Commune

Conseil municipal

DDE

 

 

Qu’en est-il pour la RN 12 ?

 

La RN 12, dans son intégralité, dépend toujours de l’Etat. Aucune portion de cet axe routier n’a été départementalisée, même pas celle entre Pré-en-Pail et Fougère (cf. précédent billet des associations militent déjà). Il faut d'ailleurs remarquer qu'elle constitue la plus longue nationale non déclassée depuis le transfert !

 

Au final, la nationale 12 dépend donc de cinq SMO (SMO Ile de France, SMO Centre, SMO Haute Normandie, SMO Basse Normandie et SMO Bretagne) et selon la carte ci-dessous, on peut voir que la RN 12 dépend de trois directions interdépartementales des routes (DIR Ile de France, DIR nord ouest et la DIR Ouest ).

 

 

 

 

 

Ce projet de décentralisation a généré un vif débat en Normandie et il faut d’ailleurs remarquer la levée de boucliers qu’a pu susciter, auprès des élus locaux, l’éventualité de départementalisation de la N12. D’autre part, la décentralisation a laissé la maîtrise d’ouvrage dépendante des régions ce qui constitue une contrainte pour l’aménagement de la RN 12 dans son intégralité. En effet les régions Centre et Haute Normandie ne sont pas motrices pour la N12 car cet axe n’est pas déterminant pour leur développement. N’aurait il pas été envisageable de créer des centres interrégionaux de maîtrise d’ouvrage afin de prendre en considération les axes routiers dans leur ensemble ?

 

Que pensez vous de cette réforme pour la nationale 12 (accélérateur ou pénalisant) ?

par Le Normand publié dans : Histoire
 
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