Route Nationale 12
La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue
un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de
tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.
La voie de contournement Nord-Ouest de Brest va voir le jour d'ici à cinq années. Plusieurs études importantes ont été lancées en 2006. Une période de concertation avec les riverains et d'acquisitions foncières est programmée pour l'an prochain. Quant au chantier de construction, il devrait démarrer en 2009.
L'objectif sera de permettre aux automobilistes, circulant sur la RN 12, de rejoindre le rond-point du Spernot sans passer par celui de Pen-ar-Chleuz, ni par le quartier de Lambézellec. Pour ce faire, un nouvel itinéraire, long de 12 ou 15 km, en deux fois une voie, sera dessiné. Il devrait accueillir entre 10 000 et 12 000 voitures par jour. Tout ne sera pas à construire car la plupart des routes existent. Elles auront cependant besoin d'un rafraîchissement, plus ou moins important.
Mieux répartir la circulation, éviter le passage des véhicules dans le bourg de Lambézellec, faciliter la vie des conducteurs souhaitant rejoindre le Technopole depuis la RN 12, accompagner l’urbanisation dans les secteurs de Messioual, Kéraudren et du Restic et réduire, enfin, le trafic sur le boulevard de l'Europe sont les principaux intérêts de ce projet.
Cet axe routier partira du futur échangeur de Kergaradec (en cours d’aménagement) et rejoindra le quartier de Kéraudren par un nouveau tronçon d'1,5 km, au nord de la polyclinique. Les véhicules emprunteront, ensuite, la voie communale 13, jusqu'au lieu-dit Roch Glaz. Après, un choix est à faire, entre la construction d’une nouvelle route ou la réutilisation de la voie communale 13 et la départementale 26.
Futur échangeur de Kergaradec
L'itinéraire se prolongera à travers Kervao, puis reliera le rond-point du Spernot et le boulevard de l'Europe. Entre Kervao et le Spernot, une nouvelle route est à prévoir tout en prenant en considération le ruisseau du Spernot qui coule dans le secteur. Au total, l'investissement s'élèvera à dix millions d'euros, environ répartie entre par Brest Métropole Océane et le conseil général.
Pensez vous que cette voie de délestage réduira le trafic de la RN 12 à l'entrée de Brest ?
Les travaux de construction du Barreau du Pont-Lagot, liaison entre la rocade Nord de Rennes et la route nationale 12 en direction de Brest, ont démarré début mars. Cette opération a pour but d'assurer la continuité de la RN 12 au niveau de l'agglomération rennaise dans de meilleures conditions de confort et de sécurité. Sa réalisation permettra de mettre fin aux entrecroisements sources de perturbations, observés au niveau des échangeurs de la Porte de Villejean et de la Porte de Brest sur la rocade.
D’une durée de trois ans, les travaux sont lotis en plusieurs phases :
- phase 1, qui a débuté le lundi 19 mars 2007 : réalisation des ouvrages d'art, aménagement d'une zone humide, déplacements des réseaux et rétablissement des voiries locales (durée : environ 18 mois). Cette première phase de travaux, qui comporte notamment la construction d’un ouvrage d’art sous la rocade, donne lieu à des restrictions de la circulation au niveau de l’échangeur de la Porte de Villejean-Beauregard;
- phase 2 : élargissement à 3 voies de la RN12 entre son raccordement avec le Barreau et l'échangeur de Pacé avec des protections contre le bruit, essentiellement sous forme de merlons de terre;
- phase 3 : réalisation du Barreau proprement dit et son raccordement à la rocade.
Cette opération est financée au titre du précédent Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006 pour un montant global de 40,5 M€, avec la répartition suivante entre co-financeurs : Etat 27,5% ; Région Bretagne 27,5%, Département d’Ille-et-Vilaine 22,5%, Rennes Métropole 22,5%. La mise en service complète de l'opération est prévue fin 2010.
Le trafic actuel à l'entrée de Rennes par la route de Saint-Brieuc compte plus de 50 000 véhicules/jour. La construction du barreau permettra de capter en moyenne 20 000 véhicules/jour.
Que pensez-vous de ces travaux ?
Selon le rapport de préfiguration de la direction interdépartementale des routes du Nord Ouest (10 février 2006), la liste des opérations d'investissement concernant la route nationale 12 est la suivante :
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Département |
Opérations |
Montant (M€) |
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27 |
Ouest Nonancourt-Verneuil sur Avre-Orne |
5 |
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28 |
Mises aux normes RN12, déviation de Saint Rémy sur Avre, Nonancourt, déviation nord de Dreux |
190 |
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61 |
Déviation Hauterive-Le Mêle sur Sarthe |
7 |
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61 |
Déviation Saint Denis sur Sarthon |
48 |
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61 |
Déviation de Tourouvre |
36 |
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61 |
Déviation de Sainte Anne |
50 |
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61 |
Déviation ouest d'Alençon |
4 |
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TOTAL |
340 |
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N.B : Cette liste est issue des données des DRE et ne comprend pas les reports de l'actuel CPER.
Etant donné les montants cités pour l'Eure et Loir, une solution de concession est envisagée. Qu'en pensez vous ?
Selon le rapport de préfiguration de la direction interdépartementale des routes du Nord Ouest (10 février 2006), le planning des opérations d'investissement pour les deux prochains Contrat Plan Etat Région (XIIIème plan de 2007 à 2013 et XIVème plan de 2008 à 2020) est le suivant :
| 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | |||||||||
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Région centre |
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| Echangeur Germainville - Raville | ||||||||||||||||||
| Déviation Nord de Dreux | ||||||||||||||||||
| Diverses mises aux normes VE | ||||||||||||||||||
| Déviation St Rémy - Nonancourt | ||||||||||||||||||
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Région Haute Normandie |
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| N12-N154 Nonancourt - St Rémy | ||||||||||||||||||
| N12Ouest Nonancourt - Verneuil | ||||||||||||||||||
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Région Basse Normandie |
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| Déviation Hauterive - Le Mêle | ||||||||||||||||||
| Déviation Tourouvre - Mortagne | ||||||||||||||||||
| Déviation Ste Anne - St Maurice | ||||||||||||||||||
| Déviation St Denis sur Sarthon | ||||||||||||||||||
| Déviation Ouest d'Alençon | ||||||||||||||||||
avec
| APSI + concertation | APS | Acquisitions foncières | |||
| DUP (préparation, enquête, instruction) | Projet | Travaux |
Que pensez vous de ce planning des opérations pour la route nationale 12 ?
Selon la « Direction Régionale de l’Equipement Basse-Normandie », il faut du temps pour que naisse une route. De la volonté de faire à la réalisation, plusieurs années sont nécessaires pour définir le projet et le réaliser en respectant les droits des citoyens et l'environnement. A titre indicatif, 6 à 7 ans sont nécessaires entre le début des études d'avant projet et le démarrage des travaux, dont environ 4 années à partir du lancement de l'enquête publique. Construire une route implique de la réflexion et de la concertation avec les élus et les habitants. Construire une route, c'est aussi veiller à l'inscrire au mieux dans l'environnement, appliquer des procédures strictes en matière de qualité de l'eau ou de nuisances sonores. C'est prendre en compte la sécurité et la qualité de vie du territoire traversé.
Détails sur cette chronologie complexe :
1) L'idée et les études préliminaires : plusieurs années L’idée de construire une route est suivie d’études préliminaires parfois longues. Elles ont pour but de définir les grandes options d’aménagement (nombre de voies, vitesse de référence,…) Elles comportent une concertation avec les représentants des collectivités locales, concernées par l’aménagement. Elles peuvent prendre, pour le réseau routier national, la forme d’un avant projet sommaire d’itinéraire (APSI) dans lequel sont comparés plusieurs fuseaux de 1km de large. Le délai nécessaire à leur réalisation (parfois plusieurs années) est fonction de la complexité du dossier.
2) La décision et les études d'avant projet : environ 2 ans
La décision de construire la route est prise, il faut lancer les études d’avant projet :
* comparer les variantes possibles,
* choisir celle qui sera soumise à une enquête d'utilité publique (la réglementation oblige à ce qu'il y en ait une seule)
Après une large concertation, le choix intervient après comparaison de l’intérêt, du coût et de l’impact (sur les riverains, sur l’agriculture et l’environnement,…) des diverses solutions. Il détermine une bande de 300 mètres de largeur dans laquelle devra s’inscrire le tracé ainsi que les points ou se réaliseront les échanges avec le réseau routier existant. Le délai nécessaire à ces études est d’environ 2 ans dont une année complète pour l’établissement de l’état initial de la faune et de la flore.
3) L'instruction mixte : environ 5 mois
Le dossier élaboré à l’issue des études d’avant projet est soumis à l’avis des administrations de l’Etat, notamment du ministère chargé de l’environnement.
4) L'enquête publique : environ 5 mois Le projet est soumis à une enquête publique dont le but est de permettre au public de s’exprimer officiellement sur le projet. Celle-ci est conduite par un commissaire enquêteur, ou par une commission d’enquête de 3 ou 5 membres, désignés par le Tribunal Administratif. La durée d’enquête est d’un mois. Le commissaire enquêteur dispose de six mois pour remettre son rapport et ses conclusions à partir de l’ouverture de l’enquête.
5) La déclaration d'utilité publiques : environ 2 ans
Suite à l’enquête publique, intervient la procédure relative à la mise en compatibilité des plans locaux d’urbanisme (durée environ 3 mois). Le maître d’ouvrage établit ensuite un rapport précisant les suites qu’il envisage de donner aux observations émises. Si l’aménagement porte sur une autoroute ou une voie express neuve, la déclaration d’utilité publique est prononcée dans un délai maximum de 18 mois après la clôture de l’enquête, par décret, après examen par le conseil d’état.
6) L'étude du projet : environ 1 an et demi
Elle a pour but de déterminer le tracé final (à l’intérieur de la bande des 300 mètres) et les caractéristiques géométriques et techniques exactes de l’aménagement, en tenant compte des données complémentaires provenant de la phase d’utilité publique. Elle permet notamment de préciser :
* La définition des terrains à acquérir, * Les dimensions des ponts, * Les diverses protections nécessaires. 7) Les enquêtes complémentaires : 8 mois minimum Après élaboration du projet, plusieurs enquêtes publiques sont nécessaires :
* L’enquête parcellaire : elle permet de déterminer les propriétaires des terrains nécessaires à la réalisation de l’aménagement, de les informer sur les surfaces à acquérir, et de recueillir leurs observations.
* L’enquête « Loi sur l’eau » : elle permet de présenter les dispositions retenues pour protéger l’eau, et de recueillir les observations du public (la durée de la procédure sur l’eau est de minimum 8 mois).
La réalisation d’un remembrement suite à l’aménagement routier conduit à trois enquêtes publiques complémentaires :
* Sur le périmètre qui sera remembré,
* Sur le classement des terres,
* Sur le projet de remembrement.
8) La libération des terrains : délai variable Son délai est variable suivant que les terrains sont mis à disposition globalement dans le cadre d’un remembrement, ou qu’ils doivent être achetés à chaque propriétaire. Le délai est rallongé lorsqu’il est nécessaire de faire appel au juge dans le cadre d’une procédure d’expropriation.
9) Le chantier : délai variable
Son déroulement est lié à la nature et à l’importance des travaux à entreprendre. Il est en particulier dépendant :
* Du déroulement des appels d’offre : une consultation infructueuse peut allonger le délai de 3 à 4 mois,
* Du nombre et de l’importance des ponts à construire,
* Du volume des terres à déplacer, et surtout des conditions météorologiques pendant les terrassements, qui peuvent conduire à des retards de plusieurs mois,

* De la quantité des équipements de sécurité (glissières, signalisation, marquage au sol,…) qui ne peuvent être mis en place qu’à la fin des autres travaux.
10) La mise en service : délai variable Elle est précédée d’une inspection de sécurité, qui peut conduire à modifier et à compléter les équipements pour rendre la route plus sûre. Elle peut être seulement partielle, si une partie de l’aménagement présente un intérêt pour les usagers et peut être terminé avant l’ensemble de l’ouvrage.
N.B : Le délai nécessaire à l'achèvement des huit premières phases est indépendant de la mise en place du financement des travaux.









