Route Nationale 12
La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue
un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de
tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.
Avant la réforme, engagée par le ministre des transports Dominique Perben en été 2004, les départements n’assuraient la maîtrise d'ouvrage que des routes départementales. L'entretien et l'exploitation étaient, à l’époque, effectués par des services ou parties de services des DDE, selon des modalités contractuelles définies entre les départements et l'Etat.
Avant la réforme :
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Propiétaire |
Gestionnaire |
Service du gestionnaire |
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Routes nationales |
Etat |
DDE |
DDE |
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Routes départementales |
Département |
Conseil général |
Services techniques départementaux ou DDE |
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Voies communales |
Commune |
Conseil municipal |
Services techniques départementaux ou DDE |
Le projet de décentralisation a consisté à poursuivre le transfert de compétences de l’Etat vers les départements. Ainsi une partie des routes nationales dites d’ « intérêts locales » a été transférée aux départements (afin que l’Etat ne conserve que le réseau routier national structurant pour le pays) et une réorganisation des services d’entretien et d’exploitation a été effectuée. En effet, 21 services régionaux de maîtrise d'ouvrage (SMO) et 11 directions interdépartementales des routes (DIR) ont été créés. Les SMO pilotent, dans leur région, les projets routiers neufs du réseau national et les DIR gèrent l’entretien, l’exploitation et l'ingénierie routière.
Après la réforme :
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Propiétaire |
Gestionnaire |
Service du gestionnaire |
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Routes Nationales |
Etat |
DIR |
DIR |
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Routes départementales et Routes Nationales dîtes "d'intérêt locale" |
Département |
Conseil général |
DDE |
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Voies communales |
Commune |
Conseil municipal |
DDE |
Qu’en est-il pour la RN 12 ?
La RN 12, dans son intégralité, dépend toujours de l’Etat. Aucune portion de cet axe routier n’a été départementalisée, même pas celle entre Pré-en-Pail et Fougère (cf. précédent billet des associations militent déjà). Il faut d'ailleurs remarquer qu'elle constitue la plus longue nationale non déclassée depuis le transfert !
Au final, la nationale 12 dépend donc de cinq SMO (SMO Ile de France, SMO Centre, SMO Haute Normandie, SMO Basse Normandie et SMO Bretagne) et selon la carte ci-dessous, on peut voir que la RN 12 dépend de trois directions interdépartementales des routes (DIR Ile de France, DIR nord ouest et la DIR Ouest ).
Ce projet de décentralisation a généré un vif débat en Normandie et il faut d’ailleurs remarquer la levée de boucliers qu’a pu susciter, auprès des élus locaux, l’éventualité de départementalisation de la N12. D’autre part, la décentralisation a laissé la maîtrise d’ouvrage dépendante des régions ce qui constitue une contrainte pour l’aménagement de la RN 12 dans son intégralité. En effet les régions Centre et Haute Normandie ne sont pas motrices pour la N12 car cet axe n’est pas déterminant pour leur développement. N’aurait il pas été envisageable de créer des centres interrégionaux de maîtrise d’ouvrage afin de prendre en considération les axes routiers dans leur ensemble ?
Que pensez vous de cette réforme pour la nationale 12 (accélérateur ou pénalisant) ?
Selon le site d'information breizhoo.fr " Riverains et écologistes avaient érigé 800 croix pour protester contre l'implantation d'un centre de stockage de déchets ultimes près de Morlaix, dans le Finistère.
C'est une action en référé de la société Véolia Propreté, groupe Véolia (ex Vivendi, ex Générale des Eaux) qui vient contraindre les manifestants à déplanter les croix. Le 29 décembre 2006, le tribunal de grande instance de Morlaix a donné raison à l'entreprise qui se plaignait là d'une atteinte à son image de marque. L'Association de défense du patrimoine naturel de Plourin devra retirer le cimetière symbolique de 800 croix qu'elle avait érigé en bordure de la RN12, au lieu-dit Coatilézec, à hauteur de Sainte-Sève. L'ADPN souhaitait ainsi protester contre l'implantation d'un centre de stockage de déchets ultimes sur la commune voisine de Plourin-lès-Morlaix. Il s'agit en fait d'un écométhaniseur qui recevrait des déchets ménagers et autres boues de stations d’épuration. Les déchets seraient ensuite malaxés et placés en alvéoles de fermentation pour produire du méthane destiné ensuite à alimenter une usine de production"
Qu'en pensez vous et avez vous des photos du cimetière ?
Ce site sur la route nationale 12 milite pour le développement de cet axe routier à deux fois deux voies entre Paris et Brest. Cependant deux associations déjà existantes, dont une est présente sur Internet, se sont aussi données pour vocation de soutenir le développement de la N 12.
« Alençon-Fougères-Dol Demain ! » :
Créé en 2000, elle est présidée par le responsable de la CCI du pays de Fougères, qui en est à l'origine. Un des objectifs a été le maintien de la partie située à l'ouest de Pré-en-Pail au moment de la réforme des routes avec un risque de départementalisation. Depuis 2005, cette association peut être qualifiée de dormante.
« J'aime la 12 » :
Cette association a été créée à Mortagne-au-Perche en 1988 par Robert Tanne, Maire honoraire de Mortagne au Perche et elle a milité pour obtenir des améliorations significatives sur l'itinéraire (Section Le Mêle – Mortagne, déviation de Mortagne, déviation de Houdan, etc...). Cette association a été réactivée en 2005, après une période d'inactivité. La présidence en a été confiée à Yves Deniaud, Député. Alain Lambert, ancien Ministre et Sénateur, Guy Monhée, Président de la commission des routes au Conseil Général et François Caucé sont Vice-présidents à ses cotés.
Conseil personnel : engagez vous et signez la lettre de soutien en faveur de la RN12 !
En Bretagne, jusqu'à l'ouverture récente de l'A84, il n'y avait aucune autoroute, uniquement des voies express. Soit disant la raison remonte au traité d’union de la Bretagne avec la France : Anne de Bretagne aurait exigé que la circulation reste libre dans sa province. Cette situation résulte surtout de la mise en place tardive (fin des années 1960) d'un plan routier par l'État, sous l’impulsion du général de Gaulle, qui souhaitait désenclaver la région.
Les autoroutes étant d'un coût trop élevé, il fut décidé de simplement réaménager les axes existants pour les transformer en deux fois deux voies. Peu à peu ces axes sont mises aux normes pour devenir des autoroutes : à cet effet des modifications sont apportées telles que le bitumage d'une bande d'arrêt d'urgence et la suppression de la plupart des carrefours à niveaux. Quelle incidence pour la RN 12 ? La route est à deux fois deux voies de Rennes jusqu'à Brest. Elle devrait être mise aux normes autoroutières pour devenir un tronçon de l'autoroute A81.
Pensez vous que la transformation de la RN 12 en A81 engendrera la création de nouveaux péages ?
PMV : panneaux à messages variables
Selon l'article 7-2, ils peuvent être placés sur l’accotement, en terre-plein central, sur portique en surplomb de la chaussée ou sur des véhicules lorsqu’ils sont utilisés pour la signalisation temporaire des chantiers. Lorsque les panneaux à signaux variables sont de forme rectangulaire l’avers a un fond de couleur sombre (bleue ou noire) sur lequel on fait apparaître, en fonction des circonstances d’exploitation de la chaussée ou de la voie concernée, un signal de danger, de prescription ou encore un signal d’indication comportant une inscription.










