Route Nationale 12
La route nationale 12, la plus longue nationale française (550 km environ), relie Paris à Brest, via Dreux, Alençon, Rennes et Saint Brieuc. Elle constitue
un axe majeur de désenclavement des territoires traversés et pourtant beaucoup de travaux de mise à deux fois deux voies restent à faire. L’objet de ce site est donc d'informer des solutions de
tracé envisagées, du trafic et du planning des opérations d'aménagement en Voie Express.

Savez-vous ce qu’était la route nationale 12 en 1959 ?

Pour vous en faire une idée précise, je vous invite à lire l’article du site surmaroute.net dont l’auteur défend une conception différente du voyage : l'éloge de la lenteur !
(c) Marc Verney/Sur ma route 8 décembre 2007
Ce témoignage, très riche et un brin mélancolique, permet de découvrir de nombreux vieux
panneaux, et que la RN 12, contrairement à de nombreuses autres routes nationales, a un tracé qui a peu évolué depuis 1959. Elle
constitue depuis plus de 30 années un axe majeur pour la Normandie et la
Bretagne.
Que pensez vous de ce témoignage ?
Sans sombrer dans le pessimisme, il est indéniable que malgré la volonté affichée de certains élus, la mise aux normes voie express de la route nationale 12 avance très lentement… Le meilleur exemple de cette inertie est
visible à Dreux et ses alentours. L’Etat est incapable depuis plus de 30 ans de
commencer ou de finir les travaux engagés. Les travaux de la déviation de Chérisy sont
suspendus depuis plus de six mois, aucune étude n’a été lancée concernant le barreau nord est de Dreux (enfouissement de l’axe à privilégier comme à Jouars Pontchartrain), la mise aux normes des tronçons entre Hondan et Dreux ou entre Dreux et
Nonancourt est décalée…

Face à un tel constat et considérant que les contrats routiers à financement public n’avancent jamais au rythme prévu, la proposition consisterait à inclure à la concession autoroutière envisagée
pour la RN154, le barreau sud est de Dreux. Un tronc commun RN12 RN154 est en effet envisagé entre le sud de Dreux et l’ouest vers Nonancourt, alors
pourquoi ne pas en profiter pour prolonger cet axe jusqu’à la RN12 en passant par le sud est.
Que pensez-vous de cette proposition ?
Classé au schéma directeur routier national comme « Liaison assurant la continuité du réseau autoroutier » (futur A81), la RN12 traverse le pays de Saint Brieuc d’Est en Ouest. Cette voie représente l’un des axes les
plus chargés de Bretagne : 53 000 véhicules par jour en moyenne, avec des pointes estivales à 76 800 véhicules par jour. Avec près de 80 % du trafic directement lié à la desserte locale et seulement 20% lié au trafic de transit, la RN 12
constitue aussi le principal axe de desserte du territoire.
Cette fonction génère des difficultés sur certains tronçons urbains de l’agglomération qui sont proches de la saturation, malgré une mise à 2 X 3 voies récentes. Afin de délester la RN 12, une
rocade sud de l’agglomération briochine a été décidée.
Le tracé de cette route, à deux fois deux voies, est bouclé à quelques mètres près.
Elle comporte 25 ponts et deux viaducs, dont un de 450 mètres sur le Gouët. Le futur échangeur du Perray va démarrer en 2008. Il raccordera la future rocade de
l'agglomération briochine à la RN 12, à hauteur de Trégueux. Ce projet, dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par l'État, est aussi financé par le département. La volonté affichée par les élus
consisterait à boucler les 16 km en six ans maximum.
Les élus départementaux vont devoir voter un programme de financement ambitieux, auquel devra participer la Communauté d'agglomération briochine (Cabri). Cependant comment financer une telle
rocade avec un budget départemental annuel de 35 millions consacré aux routes, dont 18 millions pour les grosses
opérations ? A terme, cette rocade permettra à la RN 12 de devenir l'A81.
Que pensez-vous des moyens mis en œuvre par le conseil général des côtes d’Armor pour communiquer sur le sujet (sites internet, communications régionales,…) ?

Baptisée aire de la Dentelle, en référence au point d’Alençon, l’aire de service, dont les pompes à
essence sont aux couleurs de TOTAL, est accessible à tous les automobilistes dont notamment ceux provenant de la route nationale 12, de l’autoroute
A28 ou de la ZAC de Valframbert.
Alis souhaitant se montrer particulièrement accueillant pour les routiers, qui représente 40% des recettes financières de l’A28 pour 25% du trafic, a mis en place un gardiennage nocturne gratuit pour les prémunir des vols de marchandises et
des vols de carburant. Les routiers peuvent aussi louer des cassettes vidéo.
Tous les voyageurs peuvent agrémenter leur escale d’un tour de shopping (cafétéria de l'Arche et boulangerie Paul) et découvrir le fleuron du patrimoine culturel d’Alençon en observant une
vitrine consacrée à l’art de la dentelle. Si cette vitrine a pour but premier d’informer le touriste
de passage, elle doit aussi l’inciter à effectuer une prochaine halte à Alençon, pour en découvrir l’art de vivre, l’excellence de son territoire et de ses
compétences.
Depuis le XVIIe siècle, la
dentelle à l'aiguille est fabriquée à Alençon selon une organisation particulière impliquant une division et une spécialisation du travail, qui suppose autant d'ouvrières que d'opérations. Il
faut dix étapes pour exécuter le Point d'Alençon. Le matériel nécessaire consiste simplement en une aiguille, du fil de lin et un support en vélin ou parchemin.
Les différentes étapes de fabrication sont :
* le dessin, le piquage et la trace sont les trois étapes préparatoires avant l'exécution du fond : le réseau,
* le décor est ensuite réalisé selon différents points de remplis puis de modes variés,
* la brode donne le relief à ce décor,
* l'enlevage, l'éboutage, le régalage permettent de détacher la dentelle du support provisoire en parchemin.
Aujourd'hui encore source d'inspiration, la dentelle séduit les créateurs de haute couture. L'atelier national, rattaché au Ministère de la Culture, a pour vocation de maintenir la tradition de
la technique dentellière. Une douzaine de dentellières perpétue ce savoir-faire unique, au titre de la « sauvegarde du patrimoine national ». Un motif de dentelle aux dimensions d'un timbre-poste
demande 25 heures de travail. Huit ans de formation sont nécessaires pour appréhender la technique du Point d'Alençon.
Avez vous déjà fait une pause à l'aire de la dentelle ?
Afin de découvrir la richesse naturelle et le patrimoine historique de certaines régions, rien de tel qu’un parcours touristique audio téléchargeable. Par
exemple découvrir la région de Morlaix et ses enclos paroissiaux aux alentours de la RN12, est un circuit proposé par ZeVisit. Après une identification succincte, on télécharge les extraits
proposés et on les écoute une fois sur place.

Infographie réalisée par ZeVisit.com
Un autre auto-tour le long de la route nationale 12 concerne les routes tranquilles du Perche. Belles demeures, longères, manoirs percherons, sites monastiques, forêts profondes, vallées verdoyantes et vastes paysages, sont décrits dans le circuit « Les routes tranquilles du Perche ». Le manoir de Courboyer à Nocé (61) accueille notamment la maison du parc naturel régional du Perche.
Que pensez vous d’un tel service audio ?









